

CANNABIS & GROSSESSE
PRÉVALENCE


CANNABIS, THC, CBD DE QUOI PARLE-T-ON ?
Le cannabis est une plante qui contient une grande variété de molécules aux propriétés différentes, appelées cannabinoïdes. Les deux principales sont le THC (Δ9-THC) et le CBD (cannabidiol). Le THC est considéré comme un produit stupéfiant du fait de ses propriétés psychoactives et de son caractère addictogène, à la différence du CBD qui ne produit ni d’intoxication, ni euphorie [1].
Les proportions de THC et de CBD dans la plante sont variables. Il existe :
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du cannabis THC dominant, utilisé pour ses effets psychoactifs ("ivresse cannabique") ;
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du cannabis CBD dominant, utilisé pour ses effets "bien-être" (détente, anxiolytique, ...).
Il est important de savoir que les formes de cannabis "bien-être" consommées sous forme de plante possèdent toujours une faible quantité de THC. En France, la tolérance pour la commercialisation est de 0,3% de THC. Cependant, il s'agit d'une norme de commercialisation et non d'une norme de santé ou d'une tolérance pour le code de la route. Même en faible quantité, le THC aura une action sur le fœtus. De même, il peut positiver les tests stupéfiants lors d'un contrôle routier.

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LES PRINCIPAUX RISQUES
QUEL IMPACT SUR LA GROSSESSE ?
Quel que soit le mode de consommation, une fois absorbé dans l’organisme, le THC (Tétrahydrocannabinol) du fait de sa très grande lipophilie, va traverser aisément la barrière placentaire. Il va alors venir se fixer sur les cellules fœtales, et notamment au niveau cérébral [2] [3].
De plus, lorsque le cannabis est fumé, il va également avoir un effet délétère sur la grossesse. En effet, sa combustion produit du monoxyde de carbone (CO), entraînant une diminution du transport de l’oxygène dans l’organisme, et ainsi une diminution de la respiration cellulaire [4].
Concernant les autres cannabinoïdes, comme le CBD (cannabidiol), des recherches supplémentaires sont nécessaires pour étudier les impacts éventuels durant la grossesse [5].
QUEL IMPACT POUR L'ENFANT ?
Les études sur les effets de l'usage du cannabis au cours de grossesse sur le développement fœtal sont parfois controversées. À la naissance, les recherches tendent à montrer une augmentation du risque de prématurité [6] [7] [8], un plus petit poids de naissance et plus d'hospitalisations en néonatalogie [6] [9] [10]. Chez le nouveau-né, l’exposition prénatale au cannabis entraîne également des risques accrus de trémulations, de sursauts exagérés, troubles du sommeil, pleurs inconsolables [9] [11].
Le développement cérébral est susceptible d’être altéré avec des conséquences à plus long terme [12]. Il y a plus de consensus sur les conséquences survenant chez les enfants. Les études ont observé des troubles du sommeil, des troubles cognitifs et comportementaux (mémoire, raisonnement verbal, difficultés d’attention, de l’impulsivité et hyperactivité accrues, et des altérations des fonctions exécutives) [13] [14] [15]. De plus, à l’adolescence, s’ajoutent des risques de troubles des conduites, d’abus de substances, de symptômes dépressifs [1] [16] [17].
Le CBD pourrait aussi présenter des risques pendant la grossesse et l’allaitement. Les données disponibles proviennent principalement d'études animales, et suggèrent des altérations de certains processus de développement du cerveau, de la croissance fœtale et pourrait être associées à des modifications des comportements chez la descendance. En l’état actuel des connaissances, et conformément au principe de précaution, sa consommation est fortement déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement [21] [22].
Il est à noter que les contextes de poly-consommation sont fréquents. Il s’agit d’un facteur aggravant des risques décrits. La fumée de cannabis étant nocive pour la femme enceinte et le bébé, il est aussi important de sensibiliser l’entourage s’il y a consommation.
QUELQUES RECOMMANDATIONS POUR VOS PATIENTES ET LEUR ENTOURAGE
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Inviter les fumeurs à consommer en extérieur à distance de la femme enceinte ou des enfants
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Aérer le logement et la voiture
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Se laver soigneusement les mains après avoir fumé et changer ses vêtements avant de prendre son enfant dans les bras, le nourrir, ou jouer avec lui
Fiche technique d'aide à la pratique du RPNA n°4 : Cannabis & Grossesse
ALLAITEMENT ET CANNABIS

La consommation de cannabis pendant l’allaitement est déconseillée, car le THC contenu dans le cannabis passe dans le lait maternel et peut y rester jusqu’à 6 jours après la dernière consommation. En cas de prise quotidienne, le THC s’accumule dans le lait du fait de sa lente élimination [18].
Si la consommation de cannabis est poursuivie lors de l’allaitement, celui-ci est généralement contre-indiqué. Les effets possibles de l’exposition du nouveau-né au cannabis via le lait maternel sont : une diminution du tonus musculaire, de la force de succion, et une irritabilité [19]. Des effets sur le neurodéveloppement sont possibles mais ils sont associés en général à l’exposition anténatale [5]. Des recherches supplémentaires sont nécessaires.
INTOXICATION AIGUËS PÉDIATRIQUES AU CANNABIS
Le nombre d’intoxication par ingestion accidentelle de cannabis chez l’enfant a augmenté entre 2014 et 2017. Une étude du réseau national d’addictovigilance de l’ANSM rapporte 2,5 fois plus d’intoxications principalement chez les enfants de moins de deux ans. Au niveau national, le nombre de cas graves et d’admissions en réanimation consécutives aux ingestions accidentelles a été multiplié par 5 entre 2014 et 2017. Cette hausse est en lien avec l’augmentation de la teneur en THC des résines en circulation. [20]
Les ingestions accidentelles de cannabis concernent généralement des enfants de moins 6 ans, avec un pic entre 2 et 3 ans. Si les intoxications surviennent principalement dans le cadre familial, elles ne sont pas systématiquement liées à la consommation des parents (amis, nounou, voisins, frères/sœurs, cousins, etc.).
À cet âge, l’enfant saisit tout ce qui est à portée de sa main pour le mettre à la bouche. Il se peut alors que l’enfant avale par accident du cannabis qui traîne sur la table basse du salon (boulettes, barrettes, gâteau) ou qu’il soit victime d’une inhalation passive des parents qui fument à ses côtés. Il peut alors devenir somnolent, très agité ou irritable. En cas d’intoxication aiguë, l’enfant peut avoir des convulsions, du mal à respirer ou tomber dans le coma.

EN CAS D'INGESTION OU DE DOUTE, APPELEZ IMMÉDIATEMENT LE 15.
Rappeler aux familles qu’il est important pour les soignants d’avoir les bonnes informations, qu’ils ne sont pas là pour les juger, mais pour surveiller l’état de l’enfant et intervenir si besoin.

LA PRÉVENTION, LE REPÉRAGE ET L'ACCOMPAGNEMENT
Vous êtes de plus en plus confrontés à des patientes enceintes usagères de cannabis et souhaitez avoir des conseils sur comment aborder la question en consultation et connaître les modalités d'intervention brèves possibles ?
Tout d'abord, il est essentiel d’aborder systématiquement la question des consommations avec toutes les patientes du préconceptionnel au post-partum et d’évoquer les risques sans dramatiser et sans culpabiliser. Il faut également être vigilant à la consommation de cannabis par le conjoint ou l’entourage.
La consommation de substances psychoactives touche toutes les catégories socio-professionnelles et culturelles.
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LES QUESTIONNAIRES
Un questionnaire à destination de la femme enceinte peut être utilisé comme outil de repérage et de médiation par le professionnel de santé. Voici quelques questionnaires de référence :
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Les auto-questionnaires du GEGA et "Bien-Naître" du RPNA à l’attention des femmes enceintes aidant au repérage et à l’orientation des vulnérabilités maternelles et parentales.
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Questionnaire CAST (Cannabis Abuse Screening Test) développé par l’OFDT
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Enfin, un guide pratique d’évaluation de sa consommation de cannabis a été créé par le Respadd (Réseau de Prévention des Addictions). Le guide « Cannabis : connaître ses limites » s’adresse directement aux usagers pour les informer, les aider et les conseiller sur leur consommation de cannabis proposant des outils de réduction des risques. Cet outil peut être utilisé par les consommateurs seuls ou bien accompagné par un professionnel de santé.
LE RPIB (REPÉRAGE PRÉCOCE ET INTERVENTION BRÈVE)
Aborder la consommation de cannabis pour les professionnels est parfois délicat. Or, il est particulièrement important de se sentir à l’aise avec cette question, afin de ne pas paraître intrusif, de rester respectueux de la personne et de ses comportements.
Le Repérage Précoce et l’Intervention Brève ou RPIB est une des actions ayant le plus démontré son efficacité en pratique clinique. Il est largement soutenu par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Haute Autorité de Santé (HAS). Cette intervention courte, de moins de 5 minutes, est particulièrement adaptée pour favoriser les changements de comportements des femmes et de leur entourage, en l’absence d’addiction.
La CRAG propose des formations afin de donner aux professionnels de santé les principaux éléments nécessaires à la pratique du RPIB dans le contexte de la grossesse. Pour aller plus loin la COREADD propose aussi des formations à l’Entretien Motivationnel.
ENTRETIEN MOTIVATIONNEL
L’entretien motivationnel (EM) est une méthode de conversation collaborative centrée sur la personne lui permettant de renforcer sa motivation personnelle et son engagement vers le processus de changement, en l’aidant à faire émerger ses propres ressources. L’accompagnement empathique et bienveillant favorise l’expression de l’ambivalence et sa résolution vers le changement positif.
Il nécessite un temps dédié de 20 à 30 minutes, mais à l’inverse de l’intervention brève qui peut être utilisée de façon isolée, il doit être réalisé de façon répétée.
Les outils et les interventions validés à disposition des professionnels sont donc nombreux pour repérer, évaluer et prendre en charge les usagers de substances psychoactives. La grossesse est une période de vulnérabilité sociale et psychologique, mais dont le suivi mensuel représente une véritable opportunité pour le repérage des conduites addictives et l’accompagnement des patientes.
L'ORIENTATION
L’association COREADD propose et met à jour régulièrement Addictoclic, un annuaire répertoriant les structures directement accessibles par la personne en Nouvelle-Aquitaine (structures spécialisées, consultations externes d'établissement de santé ou des associations d’entraide). Un filtre public « femmes enceintes » permet de filtrer les résultats.
Propose des ressources tout au long de l'année et une rubrique Drogues et grossesse :
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Un espace pour les professionnels de santé ;
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Une ligne téléphonique anonyme et gratuite, le 0 800 23 13 13 (7j/7 de 8h à 2h) ;
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Echanger sur Drogues Info Service : chats, forums de discussions, témoignages, adresses utiles, questions-réponses…
LES RESSOURCES
RECOMMANDATIONS DE LA HAUTE AUTORITÉ DE SANTÉ (HAS)
VIDÉOS GRAND PUBLIC CANNABIS & GROSSESSE
Bibliographie
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[1] Delile, J. M. Cannabis, Grossesse et Périnatalité [Intervention]. Colloque Addictions et Grossesse 2020 COREADD, Biarritz.
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[2] Meier, C. (2020). Cannabis et grossesse : quelles nouveautés ? Le Courrier des Addictions.
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[3] Park, B., McPartland, J. M., & Glass, M. (2004). Cannabis, cannabinoids and reproduction. Prostaglandins, leukotrienes, and essential fatty acids, 70(2), 189–197.
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[4] Bouyeure, M-A. (2013) Cannabis et grossesse. [Thèse]. Faculté mixte de médecine et de pharmacie, Rouen.
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[5] Réseau Périnat Nouvelle-Aquitaine (RPNA). Fiche technique Cannabis et Grossesse.
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[6] Corsi, D. J., Walsh, L., Weiss, D., Hsu, H., El-Chaar, D., Hawken, S., Fell, D. B., & Walker, M. (2019). Association Between Self-reported Prenatal Cannabis Use and Maternal, Perinatal, and Neonatal Outcomes. JAMA, 322(2), 145.
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[7] Saurel-Cubizolles, M. J., Prunet, C., & Blondel, B. (2014). Cannabis use during pregnancy in France in 2010. BJOG : an international journal of obstetrics and gynaecology, 121(8), 971–977.
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[8] Leemaqz, S. Y., Dekker, G. A., McCowan, L. M., Kenny, L. C., Myers, J. E., Simpson, N. A., Poston, L., Roberts, C. T., & SCOPE Consortium (2016). Maternal marijuana use has independent effects on risk for spontaneous preterm birth but not other common late pregnancy complications. Reproductive toxicology (Elmsford, N.Y.), 62, 77–86.
-
[9] Gunn, J. K. L., Rosales, C. B., Center, K. E., Nuñez, A., Gibson, S. J., Christ, C., & Ehiri, J. E. (2016). Prenatal exposure to cannabis and maternal and child health outcomes : a systematic review and meta-analysis. BMJ Open, 6(4), e009986.
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[10] Warshak, C. R., Regan, J., Moore, B., Magner, K., Kritzer, S., & Van Hook, J. (2015). Association between marijuana use and adverse obstetrical and neonatal outcomes. Journal of perinatology : official journal of the California Perinatal Association, 35(12), 991–995.
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[11] Fried P. A. (1980). Marihuana use by pregnant women: neurobehavioral effects in neonates. Drug and alcohol dependence, 6(6), 415–424.
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[12] Krebs, M. O., Demars, F., Frajerman, A., Kebir, O., & Jay, T. (2020). Cannabis et neurodéveloppement. Bulletin de l’Académie Nationale de Médecine, 204(6), 561569.
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[13] Porath, A. J., & Fried, P. A. (2005). Effects of prenatal cigarette and marijuana exposure on drug use among offspring. Neurotoxicology and teratology, 27(2), 267–277.
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[14] Richardson, G. A., Ryan, C., Willford, J., Day, N. L., & Goldschmidt, L. (2002). Prenatal alcohol and14 marijuana exposure: effects on neuropsychological outcomes at 10 years. Neurotoxicology and teratology, 24(3), 309–320.
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[15] Sonon, K. E., Richardson, G. A., Cornelius, J. R., Kim, K. H., & Day, N. L. (2015). Prenatal marijuana exposure predicts marijuana use in young adulthood. Neurotoxicology and teratology, 47, 10–15.
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[16] Richardson, G. A., Larkby, C., Goldschmidt, L., & Day, N. L. (2013). Adolescent initiation of drug use: effects of prenatal cocaine exposure. Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, 52(1), 37–46.
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[17] Day, N. L., Leech, S. L., & Goldschmidt, L. (2011). The effects of prenatal marijuana exposure on delinquent behaviors are mediated by measures of neurocognitive functioning. Neurotoxicology and teratology, 33(1), 129–136.
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[18] Bertrand, K. A., Hanan, N. J., Honerkamp-Smith, G., Best, B. M., & Chambers, C. D. (2018). Marijuana Use by Breastfeeding Mothers and Cannabinoid Concentrations in Breast Milk. Pediatrics, 142(3), e20181076.
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[19] Djulus J, Moretti M, Koren G. Marijuana use and breastfeeding. Canadian Family Physician. 2005;51:349‑50.
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[20] Actualité - Augmentation du nombre d’intoxications au cannabis par ingestion accidentelle chez les enfants. (2018, août 20). ANSM. Consulté le 21 février 2023, à l’adresse https://ansm.sante.fr/actualites/augmentation-du-nombre-dintoxications-au-cannabis-par-ingestion-accidentelle-chez-les-enfants
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[21] MILDECA. Article Etudes sur les risques associés à la consommation de CBD – Juillet 2024
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[22] Ritchie TM, Feng E, Vahedi F, Ermolina S, Bellissimo CJ, De Jong E, et al. The impact of oral cannabis consumption during pregnancy on maternal spiral artery remodelling, fetal growth and offspring behaviour in mice. EBioMedicine. 2025;111:105490. doi:10.1016/j.ebiom.2025.105490.









