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CANNABIS & GROSSESSE

Usage du cannabis durant la grossesse : 

  • 6 % des femmes ont déclaré fumer du cannabis 1 an avant leur grossesse¹

  • 1,1% des femmes déclarent avoir fumé du cannabis durant la grossesse, mais des biais déclaratifs majeurs (produit illégal, peur du jugement social, crainte du placement de l’enfant)¹

Quelques chiffres dans la population générale : 

  • 37% des femmes de 15-64 ans ont expérimenté le cannabis²

  • 20% des femmes de 18-25 ans en ont consommé dans l’année²

  • Parmi les usagers dans l’année, 19% des femmes de 18-64 ans ont un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance au cannabis³

  • Des niveaux d’usage importants en Nouvelle-Aquitaine : c’est la 2ème région pour l’usage des 18-64 ans dans l’année et dans le mois, 3ème région pour l’usage régulier des 16-84 ans⁴

Sources : ¹ Enquête Périnatale 2021 ;  ² OFDT 2019 (données de 2017) ;  ³ Tendances n°128, OFDT 2018 ;   Baromètre Santé 2021 de Santé publique France, exploitation OFDT

 

Les principaux risques du cannabis 

Le THC, substance à l'origine des effets psychoactifs du cannabis, traverse le placenta et s'accumule dans les tissus gras comme les cellules et le cerveau du bébé. Il existe donc des risques potentiels pour le bébé.  

Les études sur l'usage du cannabis en cours de grossesse tendent à montrer une augmentation du risque de prématurité, un plus petit poids de naissance et plus d'hospitalisations en néonatalogie.  

Les professionnels de santé recommandent par précaution de ne pas consommer de cannabis pendant la grossesse et l’allaitement.  

De plus, la fumée du cannabis comme celle du tabac est mauvaise pour le bébé, aussi est-il important de sensibiliser l’entourage à la nécessité de fumer à l’extérieur.  

Allaitement et cannabis 

La consommation de cannabis pendant l’allaitement est déconseillée, car le THC passe dans le lait maternel et peut y rester jusqu’à 6 jours. De plus, comme il s’y accumule, plus la mère en consomme, plus la concentration de THC dans le lait est importante. Peu d’études sont disponibles sur son impact sur le bébé, mais il pourrait entraîner des troubles du comportement (pleurs inconsolables, tremblements, sursauts, troubles du sommeil, diminution du tonus musculaire et de sa force de succion). Des conséquences à plus long terme restent aussi à confirmer. 

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Intoxication au cannabis   

Le taux d’intoxication aiguë de l’enfant a doublé entre 2014 et 2017. Il représente la 2e cause d’accident de la vie courante chez l’enfant, principalement de 1 à 3 ans. À cet âge, l’enfant saisit tout ce qui est à portée de sa main pour le mettre à la bouche. Il se peut alors que l’enfant avale par accident du cannabis qui traîne sur la table basse du salon (boulettes, barrettes, gâteau) ou qu’il soit victime d’une inhalation passive des parents qui fument à ses côtés. Il peut alors devenir somnolent, très excité ou irritable.

En cas d’intoxication aiguë, l’enfant peut avoir des convulsions, du mal à respirer ou tomber dans le coma.  

En cas d’ingestion ou de doute, appelez immédiatement le 15. 

Rappeler aux familles qu’il est important pour les soignants d’avoir les bonnes informations, qu’ils ne sont pas là pour les juger, mais pour surveiller l’état de l’enfant et intervenir si besoin.  

La prévention et l’accompagnement

Vous êtes de plus en plus confrontés à des patientes enceintes usagères de cannabis ? Vous vous sentez parfois démunis face à cet usage et souhaitez en savoir plus sur l’impact du cannabis sur la grossesse et l’enfant à naître ? 

Pourquoi le repérage est-il insuffisant et non systématique ? Comment aborder la question de la consommation de cannabis au cours de la grossesse ? 

  • Découvrez quelques principes simples d’entretien dans la partie 2 de notre tutoriel Cannabis & Grossesse : «Le repérage» (6 min) 

Quelles sont les modalités d’intervention brève possibles : en cas d’arrêt / en cas de poursuite de la consommation de cannabis ?  

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